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ZOOM SUR...QUENTIN MINEL

ZOOM SUR... QUENTIN MINEL

 Allons vite à la rencontre de ce jeune homme de 22 ans qui se confie en toute simplicité sur son parcours.

 

Bonjour Quentin, peux-tu s'il te plait te présenter pour nos lecteurs ? 

J’ai 22 ans, je suis né en région parisienne à côté d’Argenteuil. J’ai par la suite déménagé à coté de Chartres à l’âge de 7 ans.

Je suis actuellement en licence de STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportive) et joueur professionnel au Créteil Handball.

 

Quelle est ta devise dans la vie ?

Mes devises sont : « Le travail finit toujours par payer » et « tout vient à point à qui sait attendre ».

 

Quel est ton parcours handballistique ?

Avant je faisais de l’athlétisme et un peu de tennis. J’ai commencé le handball dans le Club de Courville sur Eure à l’âge de 7/8 ans jusqu’à mes 14 ans. J’ai ensuite intégré le club de Mainvilliers/Chartres durant 5 ans.

J’ai tenté le concours d’entrée au CER (Centre d’Entrainement Régional) de Chartres, mais je n’ai pas été pris car j’avais des problèmes de croissance au genou.

Après une longue période de guérison, Fred (Salmon Responsable du Pôle Espoir de Chartres) m’a rappelé à la toussaint pour  me demander si je voulais tenter le concours d’entrée au pôle. A la suite de cet appel j’ai donc tenté le pôle et j’ai été pris (Heureusement pour la ligue !). 


Quelles ont été tes motivations pour tenter le concours d'entrée au Pôle de Chartres ?

J’aime beaucoup le hand, et le pôle me permettait de continuer les cours et de faire du hand tous les jours. Et comme je voulais faire de ma vie du hand, c’était l’occasion parfaite. 


Qu'est-ce que le Pôle t'a apporté en tant qu'handballeur mais également en tant qu'individu ?

En tant qu’handballeur, j’ai fait énormément de progrès de part la fréquence d’entrainement.

Grâce à Fred, et à Raoul Prandi j’ai appris beaucoup de choses.

En étant quotidiennement confronté à des joueurs plus anciens et meilleurs on apprend de leurs expériences handballistiques et personnelles.

En tant qu’individu, ça a été un moment de ma vie inoubliable. 

J’ai passé trois ans à m’amuser. J’ai beaucoup appris sur les relations en communauté et j’ai créé des liens forts. Je suis toujours en contact avec certains anciens du pôle.

 

Quelles sont, selon toi, les qualités primordiales pour être en structure d'accès au Haut Niveau ?

L’aspect mental et motivationnel. C’est un élément important car si on n’est pas prêt à s’investir à 300 %, on abandonne.

Ca bouleverse notre petite routine, c’est un gros changement d’être loin de ses proches. Il faut être prêt mentalement.  

 

Aujourd’hui, tu évolues au club de CRETEIL HANDBALL peux-tu nous parler de ton parcours dans ce club (descente de D1 en D2, et la montée de D2 en D1) ?



Je suis à Créteil depuis 6 ans, je m’y sens vraiment bien.

C’est grâce à eux que je suis passé de moins 18 National en D1.

La descente… Difficile de jouer les matchs avec une boule au ventre en se disant que chaque match qu’on perdait nous poussait un peu plus vers la division d’en dessous. C’était ma première saison en D1 et je n’avais pas fait une mauvaise saison, c’était donc encore plus frustrant.

La montée… Une belle saison, aucun match perdu. Même si ce n’était pas facile d’endosser le statut de leader car nous étions attendus chaque week-end.

 

Quels sentiments as-tu ressentis lorsque tu as enfilé pour la première fois le maillot de l'Equipe de France ?

C’était en 2009. De la fierté, content de pouvoir représenter mon pays. C’est la même sensation à chaque fois que je le porte.

 

Et tes parents, ils en ont pensé quoi ? 

On n’en a jamais vraiment parlé mais ils sont fiers. Ils sont aussi fiers que ce que j’ai pu l’être.

 

La dernière compétition qui t’as marqué ?

En Bosnie, médaille de Bronze lors du Championnat du Monde Junior.

Mal parti en poule, et on se sauve grâce à un autre match. On a battu l’Allemagne, et on a su se remettre dans le droit chemin alors qu’on avait perdu tous nos ailiers gauches… Nous nous sommes battus comme des « charognards » (rires). Je suis satisfait de notre compétition collectivement.

Quentin a été élu meilleur arrière gauche du Championnat du Monde Junior en Bosnie en 2013.

 

Comment as-tu vécu cette médiatisation (Fans sur Facebook, plateau télé « Equipe 21 ») à seulement 22 ans ?

Je suis de nature à ne pas me « monter le bourrichon ». Ce n’est rien du tout, je le prends avec beaucoup de satisfaction et de recul.

C’est toujours sympa de passer à la télé «  les grands parents sont contents de me voir » (rires) c’est plus à la cool que je prends ça.

 

Tu as été élu meilleur arrière gauche de LNH en février dernier, peux-tu expliquer à nos lecteurs ce que représente pour toi ce titre ? 

C’est une reconnaissance pour mon travail, une distinction individuelle en plus des distinctions collectives. Je ne cours pas après ça mais ça fait toujours plaisir.

 

Comment vis tu le fait d’être dans la même équipe que ton jeune frère Thibaut (19 ans) ?

Je suis hyper content. Pouvoir être tous les jours avec son frère, quel frangin ne rêverait pas de ça, pouvoir garder un œil sur lui, s’entrainer avec lui chaque jour etc... C’est un soutien proche.

 

Quentin a deux frères, Thibaut qui est dans son équipe de D1 (passé lui aussi par le pôle de Chartres) et Geoffrey le plus jeune (16 ans) qui ne déroge pas à ses ainés. Les frères Gille de la ligue du Centre de Handball ? 

 

Peux-tu nous expliquer, comment se déroulent les journées d’un joueur professionnel pour tous ces jeunes joueurs et joueuses qui rêvent d’être professionnels ?

Entrainement le matin de 10h et 12h et le soir de 16h30 /18h. La veille de match nous n'effectuons qu’un entrainement par jour. Quand on a des petits bobos on doit aller chez le kiné. On pourrait croire qu’on a beaucoup de temps libre mais ce n’est pas vraiment le cas. 

 

Comment arrives-tu à gérer ta vie privée avec autant d’entrainement, de déplacements … ? 

J’arrive à gérer ma vie privée. On s’adapte avec ma copine, c’est un rythme à prendre.

 

  Si tu avais un seul souvenir à te remémorer du Pôle, ce serait lequel ?

Les interpoles qu’on a gagné en 2009, premier titre du pôle de Chartres contre Nîmes d’un but en finale. Un beau bouquet final car après cette compétition je partais à Créteil.

 

Un dernier mot Quentin ?

Merci à Fred de m’avoir accepté au pôle après mes problèmes de croissance et pour tout ce qu’il m’a apporté. Et merci également à Raoul Prandi que je n’oublie pas.

 

Un petit mot du Responsable du Pôle Espoir Masculin (Fred Salmon)... 

Il reste à mes yeux l'une de mes plus grosses satisfactions depuis 15 ans. Je suis très content de le voir au niveau où il est aujourd’hui. Il revient de loin à force de travail et de détermination. Il est devenu l’un des meilleurs arrières du championnat français. Son titre de meilleur arrière à la dernière compétition en Bosnie est la meilleure récompense qu’il ait pu me donner.

Son ascension m’a appris à rester prudent dans la détection chez les jeunes.

Bravo Quentin et bonne continuation !

 

Merci à Quentin Minel pour cet interview, bon courage pour la saison et nous lui souhaitons une bonne continuation !